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Comment créer un site pour vendeur TCG en 2026 : le guide complet
On vous a livré quatorze sites pour vendeurs et streamers TCG en France depuis un an. À chaque fois la même question revient : par où commencer ? Voici le guide qu'on aurait aimé lire avant de toucher la première ligne de code. Pas une checklist générique. Le vrai workflow, avec les chiffres, les pièges, et les outils qu'on utilise vraiment.
Pourquoi un site quand on vit du live
Le réflexe en 2026 c'est de tout faire sur Whatnot ou Voggt. Un live tous les soirs, une story Instagram avant chaque show, une fiche TikTok pour les drops. Ça marche, mais ça plafonne. Le live capture les acheteurs déjà chauds : ceux qui scrollent l'app le mardi soir et qui appuient sur achat sans réfléchir. Au-dessus de cette couche, il y a une seconde audience, dix fois plus grande, qui ne sera jamais sur Whatnot un mardi soir.
Cette audience-là cherche sur Google. Elle tape « vendeur Pokémon France », « ouvrir display Évolutions Prismatiques », « avis boutique cartes en ligne ». Sans site, elle tombe sur un concurrent. Avec un site, elle vous trouve, elle vous ajoute en favori, elle revient la semaine suivante quand elle a un peu d'argent à mettre. C'est ce qu'on appelle du trafic organique. Ça ne coûte rien sur la durée, et ça compose comme un livret A : chaque mois où votre site existe et où il est bien référencé, il vous rapporte un peu plus.
Le second usage du site, c'est la légitimité. Quand un acheteur hésite à dépenser 400 euros pour un display sealed, il regarde votre profil. Si vous n'avez qu'un Instagram et un compte Whatnot, l'inconscient lui dit que vous pourriez disparaître demain. Si vous avez un site avec votre propre nom de domaine, des CGV, un contact pro et une page « à propos », le doute s'évapore. Le coût de cette confiance est ridicule comparé à la marge qu'il débloque.
Le stack qui marche en 2026
Le mauvais réflexe en 2026 c'est de partir sur Shopify parce que tout le monde le fait. Shopify c'est 39 euros par mois minimum, plus 0,5 à 2 % de commission sur chaque vente, plus une trentaine d'euros mensuels d'apps payantes pour avoir un comportement décent. Au bout d'un an de bonnes ventes, vous laissez 2 000 à 6 000 euros sur la table. Pour un site qu'un visiteur sur cinq trouvera moche parce qu'il ressemble à mille autres sites Shopify.
Le bon stack en 2026, c'est Next.js 16 avec l'App Router. Vous codez le site une fois, vous l'hébergez sur Vercel en free tier (largement suffisant pour un vendeur TCG qui n'envoie pas un million de visites par mois), vous brancherez Stripe pour le paiement et Turso pour la base. Coût total : zéro euro par mois jusqu'à un volume significatif. Et le site sera unique, rapide, indexable.
| Stack | Coût mensuel | Commission | Personnalisable | SEO |
|---|---|---|---|---|
| Shopify Basic | 39 € | 0,5–2 % | Templates seulement | Correct |
| WooCommerce | 10–60 € | 0 % | Très bricolé | Bon |
| Wix / Squarespace | 29–49 € | 0 % | Templates seulement | Faible |
| Next.js + Stripe | 0 € | 0 % | Total | Excellent |
Le stack qu'on utilise chez TCG Factory pour tous les projets en 2026 : Next.js 16 (App Router, React 19, Server Components), Tailwind v4 pour le style, Drizzle ORM pour la base, Turso (libSQL distribué) ou Supabase, Stripe Checkout pour le paiement, Vercel pour le déploiement. Tout ça vit en free tier jusqu'à plusieurs milliers de visiteurs par jour. C'est ce qui fait la différence entre payer 600 euros par an de plateforme et payer zéro pour un site qui techniquement fait la même chose en mieux.
Design éditorial vs galerie de templates
Le piège du débutant : prendre un thème Shopify ou un template Webflow qui « fait pro ». Le résultat ressemble à un site de 2018, gris, centré, avec un slider d'images qui personne ne regarde et trois cartes alignées avec un icône. Tout le monde a vu ce site mille fois. L'œil du visiteur scanne, ne s'accroche à rien, et s'en va. C'est la première raison de baisser son taux de conversion.
Le bon design en 2026 est éditorial. Il emprunte au print : grilles asymétriques, typo display avec une vraie présence (pas Inter), hiérarchie nette entre les niveaux de titre, accents de couleur calibrés (un seul ton chaud, jamais deux). Pensez à un journal sérieux plutôt qu'à un catalogue Sears. Ça rassure parce que ça paraît contrôlé. Et ça se distingue parce que ça ne ressemble à rien d'autre dans le marché.
- Une seule typo display (Fraunces, Cabinet Grotesk, ITC Garamond, Outfit) — pas Inter, pas Roboto, pas Arial
- Une seule couleur d'accent par site (rouge brique, bleu nuit, doré papier — pas violet/bleu d'IA)
- Des hairlines (1px) plutôt que des grandes ombres molles
- Un grain papier ou une texture subtile en background pour casser la planéité
- Une grille à 12 colonnes mais utilisée de façon asymétrique (pas trois cartes égales)
- Une vraie hiérarchie de tailles : H1 énorme (clamp 5–9rem), H2 grande, body 14–16px
Structurer son catalogue produit
Le catalogue est le cœur d'un site vendeur. Il faut qu'il soit rapide à charger, facile à scanner, et qu'il pousse vers la décision d'achat sans crier. Trois règles simples qui changent tout. La première : groupez par catégorie de jeu (Pokémon / One Piece / Yu-Gi-Oh / Lorcana), sous-divisez par série (Évolutions Prismatiques, Vol Suprême, etc.), et au sein de chaque série proposez deux ou trois axes de filtrage (sealed/single, prix croissant, état). Pas plus. Quinze filtres, c'est trop. Trois, c'est assez.
La seconde règle : la fiche produit doit raconter une histoire courte. Un titre clair (Display Évolutions Prismatiques scellé, par exemple), une photo unique de bonne qualité (pas un slider de cinq angles, ça ralentit tout), trois lignes de description (provenance, état, garantie), et le prix gros au-dessus du bouton d'achat. Le bouton d'achat doit être physiquement plus grand que tout le reste de la page. C'est lui le héros.
La troisième règle : montrez la rareté. Affichez le stock restant (« 3 displays disponibles ») quand c'est vrai. Affichez la dernière vente (« vendu il y a 2 heures à un acheteur de Lille ») quand vous avez l'info. La preuve sociale est un levier de conversion énorme dans le TCG parce que les acheteurs sont obsédés par l'idée de manquer un drop.
Checkout, paiement, légal
Le checkout idéal en 2026 c'est Stripe Checkout. Pas un formulaire custom. Stripe Checkout ouvre une page hébergée par Stripe, gère Apple Pay et Google Pay automatiquement, propose paiement en plusieurs fois (3x sans frais via Klarna ou Alma si vous voulez), et est conforme PCI sans que vous ayez à toucher une seule ligne de code carte. Vous gagnez deux semaines de dev et vous gagnez aussi en taux de conversion : un checkout natif Stripe convertit en moyenne 7 à 12 % mieux qu'un checkout custom mal optimisé.
Côté légal en France, vous avez besoin de quatre choses : des CGV adaptées à la vente de produits physiques, des mentions légales (votre nom, votre statut auto-entrepreneur ou société, votre adresse pro, votre RCS si applicable), une politique de retour (14 jours minimum pour la vente à distance), et une politique de confidentialité RGPD. Ces quatre pages doivent exister et être linkées depuis le footer de chaque page. Sans elles, vous êtes en infraction et un acheteur peut le signaler à la DGCCRF.
SEO de base : ce qui rapporte vraiment
Le SEO en 2026, ce n'est pas le SEO de 2018. Google ne récompense plus le keyword stuffing. Il récompense trois choses : la qualité du contenu (long, utile, à jour), la structure technique (vitesse, mobile, données structurées), et la cohérence de l'autorité (un site qui parle d'un sujet précis et qui est cité ailleurs sur ce sujet). Pour un vendeur TCG, ça veut dire : avoir des fiches produit correctement balisées, avoir un blog qui parle vraiment du marché, et avoir au moins quelques liens depuis des forums et profils sociaux.
- Title et meta description uniques sur chaque page (50–60 / 150–160 caractères)
- Une seule balise H1 par page, contenant le mot-clé principal
- Données structurées JSON-LD : Organization sur la home, Product sur les fiches, BreadcrumbList sur les pages profondes
- Sitemap.xml généré automatiquement et soumis à Google Search Console
- robots.txt qui n'oublie pas d'autoriser /_next/static/
- URL propres : /pokemon/evolutions-prismatiques/display-scelle, pas /product?id=42
- Images optimisées en WebP/AVIF avec attribut alt descriptif
- Internal linking : chaque fiche produit linke vers 3 autres fiches connexes
Performance, mobile, Core Web Vitals
80 % de votre trafic en 2026 vient du mobile. Si votre site charge en 5 secondes sur un Android moyen avec une 4G correcte, vous perdez 70 % de vos visiteurs avant qu'ils aient vu votre catalogue. C'est mathématique. Google le sait, et utilise les Core Web Vitals (LCP, INP, CLS) comme signal de classement direct. Un site lent est un site qui descend dans les résultats.
- LCP (Largest Contentful Paint) sous 2,5 secondes — préchargez l'image hero, utilisez next/image avec priority
- CLS (Cumulative Layout Shift) sous 0,1 — donnez toujours width et height à vos images, jamais d'élément qui apparaît en cours de chargement
- INP (Interaction to Next Paint) sous 200 ms — minimisez le JavaScript client, défaut Server Components
- Fonts via next/font avec display swap, jamais en lien CDN externe
- Aucune librairie animation lourde au premier rendu — chargez GSAP en dynamic import après le LCP
Plan de lancement en 7 jours
Voici le plan exact qu'on suit chez TCG Factory pour livrer un site Vitrine en une semaine, du premier brief à la production. Vous pouvez le copier tel quel.
Jour 1 — Brief & moodboard
30 minutes d'appel pour comprendre votre marque, votre catalogue, votre ton. On rassemble 6–8 références visuelles (sites éditoriaux, pas templates Shopify), on définit la palette (un seul accent), la typo (display + mono), et le contenu prioritaire.
Jour 2 — Maquette HTML statique
On code une maquette HTML statique qui montre la structure exacte des sections : hero, catalogue, fiche produit, contact. Pas de framework, juste HTML/CSS/Tailwind. Validation par Slack ou WhatsApp en moins de 12h.
Jour 3 — Migration Next.js
Le HTML devient une vraie app Next.js avec routing, layout partagé, métadonnées SEO de base, et composants réutilisables. On ne touche plus au design, on industrialise.
Jour 4 — Catalogue + paiement
Intégration de votre catalogue depuis un fichier CSV ou Notion. Branchement Stripe Checkout. Test du flow d'achat de bout en bout avec un compte de test.
Jour 5 — Légal + RGPD
Génération des CGV, mentions légales, politique de retour, politique de confidentialité. Bannière cookies si analytics. Footer complet.
Jour 6 — SEO technique + déploiement
Données structurées, sitemap, robots.txt, soumission Google Search Console, déploiement Vercel sur le domaine custom (DNS Cloudflare), test mobile + desktop, audit Lighthouse.
Jour 7 — Onboarding client
Appel d'1h pour montrer comment ajouter un produit, modifier le contenu, lire les analytics. Remise du panel admin (si formule Vitrine++ ou plus). Le site est à vous.
Les erreurs que tout le monde fait
On a vu les mêmes erreurs quatorze fois. Voici les plus chères en taux de conversion perdu, pour que vous ne les répétiez pas.
- Mettre une vidéo lourde non compressée en hero — désastre LCP, abandons immédiats sur mobile
- Avoir un menu mobile à dix entrées — personne ne lit, mettez quatre liens max
- Cacher le prix derrière un bouton « voir plus » — le prix est ce que le visiteur cherche, montrez-le
- Mettre Instagram comme seul moyen de contact — vous excluez les acheteurs +35 ans qui veulent un email
- Oublier de tracker quoi que ce soit — sans Vercel Analytics ou Plausible vous pilotez à l'aveugle
- Ne pas avoir de page « à propos » — la confiance se construit avec une histoire, pas un catalogue brut
- Mettre un slider de produits qui défile tout seul — personne ne clique dessus, ça ralentit la page
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